Toute l’équipe de l’UNSA souhaite une joyeuse fête à toutes les mamans.
L’occasion nous est donnée en ce jour de souligner que les droits des femmes n’ont réellement commencé à évoluer en France qu’il y a quelques décennies :
1944 : Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes
1946 : suppression de la notion de « salaire féminin »
1972 : Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal »
1983 : Loi Roudy pose le principe de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
1984 : Le congé parental est ouvert à chacun des parents
2002 : – Création du congé de paternité
    – Reconnaissance de l’autorité parentale conjointe + garde alternée + coparentalité
    – L’enfant peut porter le nom de ses deux parents
2003 : Loi instaurant la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)
2008 : – Inscription dans la Constitution de « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».
   – Les femmes représentent 47.6 % de la population active, 57,2 % des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes (à vérifier). Parmi les travailleurs à temps partiel 82 % sont des femmes
2012 : Vote de la Loi n° 2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel.
2014 : Vote de la Loi n°2014-873 du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes

Ce long combat continu encore aujourd’hui où trop de cas de harcèlement moral ou sexuel sont rapportés envers les femmes. L’UNSA s’engage dans ce combat depuis ses début et encore aujourd’hui comme le montre l’actualité récente.

En effet le Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CESP) a rendu, le vendredi 6 mars 2015 à deux jours de la journée internationale du droit des femmes, son rapport sur « Le sexisme dans le monde du travail » à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes.

Ce rapport dresse un constat de la réalité du sexisme au travail « qui fonctionne comme un redoutable instrument d’exclusion des femmes de la sphère professionnelle et leur signifie qu’elles ne sont pas à leur place ». « Tout se passe tout d’abord comme si le mot sexisme était un mot tabou » alors que les conséquences sont néfastes sur la confiance en soi, la performance et le bien-être au travail : 93% des femmes salariées estiment que cela peut amoindrir leur sentiment d’efficacité.

Le rapport propose 35 recommandations pour prévenir et lutter contre les attitudes sexistes, notamment :

1. Donner une définition précise du sexisme.

2. Dévoiler le sexisme en menant une enquête tous les deux ans et en lançant des projets de recherche et d’enquêtes statistiques pour approfondir le thème qui apparaît plus que nécessaire pour pouvoir le prévenir et le combattre.
Mettre en place des actions de sensibilisation, d’information et de formation sur le sexisme dans les entreprises.

3. Qualifier de délit tout acte sexiste en s’appuyant sur les lois contre les discriminations.

3. Réfléchir à l’opportunité d’interroger la législation, de la modifier pour prévenir et lutter contre le sexisme.

L’UNSA, qui partage l’analyse et les recommandations du rapport, considère que le sexisme est contraire à l’égalité. Parce qu’il est difficile à traiter, peu reconnu et difficile à prouver, lutter contre fait partie du combat permanent de l’UNSA pour une égalité effective entre les femmes et les hommes.
C’est dans cet esprit que nous orientons chaque jour nos actions et nos réflexions afin de toujours défendre le droit de chacun.

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